J'ai reçu un mail d'une étudiante véto de Liège qui me demandait quel était mon parcours à la sortie de l'école. Je me dis qe cela peut
peut-être intéressant (pas seulement mon parcours mais le parcours post-sortie d'école en général si on veut s'occuper de chevaux) pour d'autres alors je réponds içi.
Perso, je voulais effectuer une formation supplémentaire après les 5 ans d'école, car je trouvais que la formation en équine était trop légère pour pouvoir prendre d'emblée un poste d'assistante.
Et d'ailleurs, peu de vétos équins embauchent de jeunes praticiens à la sortie d'école, pour un job d'assistant, de peur que ce praticien manque (trop) d'expérience, et parce que former quelqu'un
sur le terrain n'est pas forcément évident. Cependant, ce n'est pas une généralité, un type de ma promo a démarré dès sa sortie d'école à un tel poste, et en plus, à Chantilly, la mecque des
chevaux de course, milieu très "spécial" et stressant pour un jeune véto.
Donc, je visais un internat. Or, je ne voulais pas en faire un à l'école car je voulais sortir du carcan universitaire, car passer 4h sur UNE consult de médecine me paraissait plus que
pénible...C'est vrai qu'à l'école, on pousse les cas à fond (d'où les 4h de consult), mais pour moi, cela ne correspond pas à la réalité de terrain (on a pas le temps !), donc j'ai voulu
faire un internat dans une structure privée. C'est quoi un internat ? Et bien, c'est un poste occupé par un vétérinaire (et oui, on est véto quand on est à ce poste, et on est pas en train de
finir ses études, comme certains clients peuvent le croire, en faisant la comparaison avec la médecine humaine) qui, en général, reste tout le temps à la clinique, s'occupe des chevaux
hospitalisés, reçoit les urgences en collaboration avec ses collègues, participe aux chirurgies (anesthésie, aide du chirurgien)... Donc l'interne apprend et effectue les gestes de bases qui lui
serviront pendant toute sa carrière, mais aussi la relation clientèle...tout ça en étant épaulé par ses collègues. C'est donc une façon de parfaire ses connaissances et les gestes théoriques,
sans être seul sur le terrain, avec parfois des chevaux de valeur, des propriétaires stressés difficiles à gérer, des cas cliniques compliqués...
Je ne considère pas qu'un internat en université est moins bien qu'en strucutre privée, c'est juste qu'il faut pouvoir supporter la
lourdeur administrative que cela suppose, ce que je ne voulais pas... Chacun doit étudier les 2 possibilités pour choisir...
A la suite d'un internat, en général, on est nettement plus prêt pour un job d'assitant(e), et le futur patron sera plus confiant.
Et moi, perso, je ne trouvais tellement pas de boulot après mon internat, que j'en ai fait un deuxième dans une autre clinique ! Un peu maso ? hum...peut être !
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