Vendredi 13 février 2009
5
13
02
2009
11:07
Continuons la série sur le cheval en colique, en parlant plus spécifiquement d'une affection spécifique au
cheval entier : la hernie inguinale étranglée. Je ne parlerai pas de la hernie inguinale qui survient chez le foal, celle là est congénitale et est le plus souvent non étranglée et ne cause pas
de coliques.
Une hernie inguinale ches le cheval entier est donc une cause de colique, colique dont les premiers signes sont assez violents en général.
Certains d'entre vous le savent peut être déjà, il faut savoir qu'il existe une communication entre l'abdomen du cheval et les enveloppes qui contiennent les testicules, ce qui fait qu'une partie
de l'intestin grêle peut passer dans ce passage et se coincer à cet endroit. C'est ce que l'on appelle une hernie inguinale étranglée, "hernie" car l'intestin vient se mettre à un endroit où il
n'est pas normalement, et "étranglée" car le passage étant étroit, l'intestin est coincé et commence à se nécroser car l'afflux sanguin ne se fait pas correctement.
On comprend donc aisément qu'au moment où survient la hernie, cela fait très mal, et le cheval est en colique violente. Par contre, plus le temps passe, plus l'intestin se nécrose, et là, cela ne
fait plus aussi mal, et le cheval exprime moins de signes, ce qui peut être trompeur. Outre les signes de douleur, on remarquera aussi que le testicule atteint est plus froid, plus dur, et on ne
peut le remonter vers le haut comme l'autre. Donc une chose à retenir lorsque l'on possède un cheval entier : toujours essayer de palper les testicules lorsque celui ci est en colique, et ne pas
tarder à appeler le vétérinaire si cela semble anormal.
Lorsque l'examen vétérinaire aura confirmé la hernie, le cheval sera d'office envoyé en clinique, car la thérapeutique est forcément chirurgicale. Le plus souvent, un abord inguinal et abdominal
sera réalisé : en effet, il faut décoincer l'intestin, évaluer sa viabilité afin de savoir si il faut couper un morceau ou non, mais aussi castrer le testicule concerné car il a souffert et en
voie de nécrose également. Lors de rares cas, lorsque l'on a pu mettre le cheval sur la table très rapidement (1h), on peut tenter uniquement un abord inguinal en pariant sur le fait que
l'intestin n'a pas trop souffert, et on ne fait que le décoincer et le repousser dans l'abdomen.
En gros, il faut savoir que le meilleur pronostic est obtenu lorsque les chevaux sont opérés dans les 6h après le début des coliques. Ce qui est finalement assez court...
Par Sophie
-
Publié dans : Série
3
-
Recommander
Samedi 7 février 2009
6
07
02
2009
21:36
Voilà, la formation dont je parlais précédemment est terminée...et je suis claquée ! 8h30 d'attention, ça vous
épuise un véto autant qu'une chir de colique !
Globalement, formation intéressante, mais il faudra étudier les proceedings pour en tirer les plus grands
avantages. Et ça, ça va attendre un peu ! On va laisser reposer le neurone.
Quelques choses retenues comme ça en vrac :
-un foetus équin peut dormir pendant 1h d'affilé, et selon la conférencière, ne peut être "réveillé" par simple palpation transrectale, donc ne pas conclure trop vite à un foetus mort si celui-ci
ne répond pas à la stimulation lors d'un examen unique...
-on peut obtenir plus de renseignements que je le pensais en faisant une écho sur un poulain en fin de
gestation, c'est à creuser...
-penser à perfuser une jument que l'on délivre d'un hydroamnios, à cause de l'hypovolémie engendrée par la
perte massive de liquide...
et puis encore plein d'autres !
PS : c'est le 250ème billet ! 250 !!
Par Sophie
-
Publié dans : En passant...
1
-
Recommander
Vendredi 30 janvier 2009
5
30
01
2009
09:36
J'ai ajouté de nouveaux liens, je vous les présente :
-ce blog d'une véto, illustré uniquement par des photos magnifiques et quelques lignes de texte, pas souvent en raport avec le métier, mais ça fait
du bien !
-un infirmier qui écrit : une chouette plume, parfois bien caustique, à découvrir !
-Blog d'un médecin généraliste, où l'on découvre le quotidien de ces médecins
-Ceux qui me connaissant personnellement oui qui suivent le blog depuis un bout de temps savent que je rève d'aller en Australie, alors pour l'instant je le vis par procuration en lisant le blog d'une française installée là bas.
-Enfin, histoire de faire un peu de pub, l'écurie où ma jument est en pension...
Bonne lecture !
Par Sophie
-
Publié dans : En passant...
3
-
Recommander
Vendredi 23 janvier 2009
5
23
01
2009
15:34
Je parle maintenant de la formation continue des vétérinaires diplômés. Depuis un ou deux ans, il est
obligatoire pour les vétérinaires en exercice de participer à des formations, afin de pouvoir en justifier un minimum de 20h/an. C'est une bonne idée, tout le monde est bien d'accord là dessus,
mais y a quand même plusieurs inconvénients :
-pour les vétos installés et seuls, cela veut dire qu'il faut fermer le cabinet ou trouver un remplaçant pour ces journées : pas forcément évident...
-le prix ! Je me suis en effet inscrite à la journée de l'avef le 7 février, qui a pour thème "actualités en reproduction équine". C'est une journée de conférence qui m'a coûté 346,84€ ! Faut les
sortir quand même, non ?
Enfin, faut le faire, et l'année dernière, la journée sur l'anesthésie était intéressante, donc je pense que je ne vais pas perdre mon temps !
Par Sophie
-
Publié dans : En passant...
4
-
Recommander
Samedi 10 janvier 2009
6
10
01
2009
12:00
Suite à son commentaire sur le précédent article de cette catégorie, j'avais envoyé un mail à Anne Claire car
elle avait indiqué qu'elle était en fac dans le but de passer le concours B. J'étais curieuse de savoir comment cela se passait actuellement, et elle m'a gentiment répondu. Je retranscris donc
içi sa réponse.
Tout d'abord, à la fac, on ne parle plus exactement de DEUG mais de L1 pour 1ère année, L2 pour 2ème année, et L3 pour la licence. On peut passer le concours au bout de la L2 sous certaines
conditions. Il peut être demandé l'équivalence de l'ancien Deug à la fin de la L2.
Cela peut donc être fait dans toutes las fac possedant un cursus de bio, mais attention, visiblement seules les universités Paris 6 et Orsay (peut être Toulouse et Paris 7 ?) ont aménagé des
cours spécifiques pour les étudiants voulant faire véto.
Edit : slon un comm de A.C, Paris 7 dispense bien des cours pour faire véto.
Pour Orsay, il faut donc s'inscrire en bio, au bout du premier semestre , on peut prétendre à être pris en "prépa" (heures en plus des cours de la fac) : il faut avoir 12 de moyenne au
premier semestre, les notes du bac comptent. Si on est un peu juste, le 2ème semestre est décisif et on peut espérer intégrer la prépa si ça a bien marché. Il y a 48 places (agro et véto
mélangés) et le redoublement est interdit.
Pour Paris 6, ce n'est qu'à la fin de la première année que l'on intègre la "prépa", il n'y a pas de conditions particulière (à part les notes de L1). Il y a 24 places pour véto et 24
places pour agro. Le redoublement est interdit.
Pour espérer intégrer ces prépa en venant d'une autre fac, il faut être très bon puisqu'il y a peu, très peu d'acceptations si on n' a pas fait sa L1 dans l'
université concernée.
Les épreuves du concours sont :
à l'écrit: biologie (disserte) 4h coeff 2, résumé de texte 2h coeff1, chimie 2h coeff 1
à l'oral (20min chaque épreuve) : maths coeff 1 , LV1 coeff1 et la LV2 est facultative (coeff 0,5).
Cela n'a pas changé par rapport à "mon" concours.
Et enfin, parlons statistiques (oh, les stats, ça, c'est une grosse partie du programme de math, beurk !!) :
en 2008 4O (dont 16 issus de Paris 6 et 9 de Orsay) sur 339
en 2007 38 (dont 11 " et 12
" ) sur 364
en 2006 38 (dont 9
" et 12 " ) sur 310
en 2005 20 (dont 5 " et
3 " ) sur 331
et (en général) 4 pour Toulouse et 4 pour Paris 7.
Voilà, encore merci pour les renseignements, et bon courage à tous ceux qui visent le concours cette année, quelqu'il soit !
Par Sophie
-
Publié dans : Cursus véto
4
-
Recommander
Commentaires